Le soleil matinal tape les tables en terrasse et sur les pavés parisiens. Un flot constant de personne foule cette terre de pas de touriste, grand patron, ouvrier, chômeur, enfant, ado, vieux, tout un monde en ébullition. Notre-dame se réveille lentement narguant la Seine de son air supérieur si agaçant mais si beau et prestigieux. Les bateaux-mouches se succèdent les uns aux autres. Des inconnus courent pour rejoindre le mondialement célèbre « métro parisien »
Perdu près du pont neuf, en terrasse, Bruno Giroquot profite de sa journée. Bruno, cinquante trois ans, célibataire divorcé et prof dans un petit lycée de banlieue. Le jeudi est jours de repos pour lui, au faite, je vous ai dit qu’il était perdu, je mentais. Tout les Jeudi assez tôt Bruno se prend un café à la même table en terrasse pendant des heure, été comme hiver. Il regarde toujours les belles demoiselles à la belle silhouette du coin de ces lunettes rondes. Près de sa tasse, une feuille pour écrire. Il aime écrire et a déjà plusieurs livres à son actif. Finalement, quand il y pense, Bruno ce dit qu’il a une vie d’un ennui mortel aux cheveux blondissant.
Il a déjà noirci une feuille entière, mais, mécontent de lui, la froisse et la lance dans la poubelle la plus proche. Panier ! C’est alors que passe Déborah, une vingtaine d’années, une chevelure lisse et rousse, des lunettes en plastique noir, yeux marron, ni trop grosse, ni trop maigre, assez grande, sans tomber dans l’excès. Elle porte un petit tailleur, un jeans et des bottines ; tout ce qu’il y a de plus banal. Au hasard d’un regard elle croise celui de Bruno et y reste scotché. Celui-ci ne trouva rien de mieux que de faire un sourire idiot du bout des lèvres. La jeune femme était maintenant au milieu du trottoir, elle s’avança vers la table de l’écrivain…
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